C.N.R.S.
 

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Dictionnaire Étymologique Roman
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*/ˈpɛrsik‑u/2 s.n. « fruit du pêcher (Prunus persica L. Batsch) »

I. Changement de genre 1 : */ˈpɛrsik‑u/ s.n. > s.m.

I.1. Malgré l’homonymie créée avec */ˈpɛrsik‑u/ s.m. « pêcher »
*/ˈpɛrsik‑u/ > nuor./logoud. ˹péssike˺ s.m. « fruit du pêcher (Prunus persica L. Batsch), pêche » (DES ; NVLS 1 ; PittauDizionario 1 ; AIS 1283 ; cf. WagnerFonetica 129 [campid. préssiu]), it. méridext. pérsicu (VSES [“è usato, oltre che per l’albero, anche per il frutto”] ; AIS 1283).

I.2. Sans créer d’homonymie avec */ˈpɛrsik‑u/ s.m. « pêcher »
*/ˈpɛrsik‑u/ > istriot. ˹pèrsego˺ s.m. « pêche » (Rosamani ; AIS 1283)1, it. centr.-sept. ˹persego˺ (dp. 1312 [aitcentr. persichi pl.], Morlino in TLIO ; DI ; AIS 1283), frioul. dial. ˹persic˺ (AIS 1283 p 327 ; ASLEF 740 n° 3449 p 23, 38 ; cf. FrancescatoDialettologia 263-264, 414-415)23, occit. pressegue (dp. mil. 13e s., DAOSuppl n° 609 ; FEW 8, 265b), gasc. perchéc (dp. 1563 [preschec], DAO n° 610 ; Palay [“le perchéc est de moindre grosseur que la prechégue”] ; FEW 8, 265b ; CorominesAran 627 s.v. persec), cat. préssec (dp. 1288, DECat 6, 798 ; MollSuplement n° 2545 ; DCVB), arag. ˹presiego˺ (NagoreEndize ; ALEANR 363), esp. dial. prisco « (variété de) pêche » (dp. ca 1330 [fig. : non vale un prisco « ne vaut pas grand-chose »], Kasten/Cody ; DME ; DCECH 4, 654 [prisco < priesco (attesté dialectalement)] ; ALEANR 363 ; ALeCMan 222 ; ALEA 342 ; ALPIMatériaux 473 p 755, 759)45, ast. piescu « pêche » (dp. 18e s., DELLAMs ; DGLA), gal. ˹péxego˺ (dp. 1746/1770, DdD ; ALGa 3, 361 ; 6, 218, 220 [aussi variante prexego]), port. pêssego (dp. 15e s., CunhaVocabulário2 ; GarcíaDiego [Tras-os-Montes préxigo] ; Houaiss ; DELP3).

II. Changement de genre 2 et remorphologisation : */ˈpɛrsik‑u/ s.n. > */ˈpɛrsik‑a/ s.f.
*/ˈpɛrsik‑a/ > dacoroum. piersică s.f. « pêche » (dp. 2e m. 17e s. [piiarseci pl.], Palia istorică 184 ; Tiktin3 ; EWRS ; Candrea-Densusianu n° 1387 ; DLR ; Cioranescu n° 6364 ; MDA)67, méglénoroum. kˈársică (Candrea,GrS 6, 406 ; CapidanDicţionar s.v. chiársic ; AtanasovMeglenoromâna 100 ; cf. MeyerLübkeGLR 1, § 419 [*/p-/ > /k/]), aroum. kearsică (DDA2 ; BaraAroumain ; cf. MeyerLübkeGLR 1, § 419 [*/p-/ > /k/]), istriot. pièrsaga (PellizzerRovigno ; AIS 1283), it. C.-S. pesca (dp. 1286/1290, TLIO ; Faré n° 6427 ; DELI2 ; DI ; AIS 1283 ; ALEIC 1017 ; cf. RohlfsGrammStor 2, § 382), fr. pêche (dp. ca 1180 [pesches pl.], TLF ; GdfC ; FEW 8, 266a ; TL ; ANDEl ; DEAFPré s.v. pesche ; ALF 987), frpr. persi (dp. déb. 15e s., ALLy 5, 341 ; FEW 8, 266a ; DuraffourGlossaire n° 7172 ; ALF 987 ; ALLy 478 ; ALJA 455 ; cf. DAOSuppl n° 609 [> fr. rég. (dp. 1383)]), occit. persega (dp. 1ère m. 13e s. [presegas pl.], AuzCassS 174 = Raynouard ; DAO n° 609 ; FEW 8, 266a ; OlivierAuvergnat ; ALF 987), gasc. prechégue (dp. 1734, DAG n° 609 ; Palay ; FEW 8, 266a ; ALF 987 ; ALG 105 ; cf. MassourreGascon 115 [variante en */-rs-/ > /s/]).

Commentaire. – (1.) À l’exception du végliote (cf. n. 1), du ladin et du romanche (cf. n. 3), toutes les branches romanes présentent des cognats conduisant à reconstruire, soit directement, soit à travers des types morphologiquement évolués, protorom. */ˈpɛrsik‑u/ s.n. « fruit du pêcher (Prunus persica L. Batsch), pêche ».
(2.1.) Reconstruction phonologique. – La reconstruction phonologique de l’étymon et de ses différents prototypes secondaires suscite une question quant à l’analyse des issues en /-ss-/. La tendance à l’assimilation de */rs/ en */ss/ du protoroman (HallPhonology 137 : “/rs/ : partly preserved, but with assimilation to /ss/ in some regions”) n’a pas eu comme résultat d’évincer les formes conservant le groupe consonantique /rs/. L’aréologie invite à considérer le type en /-rs-/ et le type en /-ss-/ comme des variantes diastratiques plutôt que diachroniques ou diatopiques de la protolangue, la forme assimilée correspondant à une variante basilectale de date ancienne, présente déjà en protoroman commun, antérieur à la séparation du protoroman de Sardaigne. Le sarde, d’un côté, et l’asturien et le galégo-portugais, de l’autre, connaissent une implantation solide et majoritaire de la forme avec assimilation, mais la présence de petites zones avec des formes non assimilées (campidanais sous I.1. et dialecte de Tras-os-Montes sous I.2.) plaide pour une évolution plutôt tardive, dont la date est difficile à préciser. Quant à l’italien central et au français, la date de l’assimilation y est indécidable.
(2.2.) Nous analysons comme idioromanes les évolutions conduisant à des résultats de métathèse du /r/ en /prɛ-/, assez systématique en catalan, mais aussi présente en occitan, en gascon, en aragonais, en espagnol et en galicien. Ces résultats sont probablement dus à la moindre fréquence du groupe /rs/ face à /pr-/ initial8.
(3.1.) Reconstruction morphologique. – Du point de vue morphologique (et morphosyntaxique), les lexèmes romans liés à cet étymon se répartissent en deux groupes : une série de cognats dont l’étymon direct est */ˈpɛrsik‑u/ s.m. (ci-dessus I.) et une autre qui remonte à */ˈpɛrsik‑a/ s.f. (ci-dessus II.). Le masculin */ˈpɛrsik‑u/ se reconstruit sur la base du sarde et d’un large ensemble d’idiomes de la Romania continentale (istriot. it. frioul. occit. gasc. cat. arag. esp. ast. gal. port.) et peut donc être attribué au protoroman commun (ou protoroman stricto sensu), datable d’avant la séparation du protosarde (2e moitié du 2e siècle [?], cf. Straka,RLiR 20, 256). De son côté, le féminin */ˈpɛrsik‑a/ se reconstruit sur la base du roumain (dacoroum. méglénoroum. aroum.) et d’un ensemble de parlers remontant au protoroman italo-occidental (istriot. it. fr. frpr. occit. gasc.), de sorte que son dégagement doit être attribué à une strate plus récente de la protolangue, le protoroman continental, que l’on peut dater entre l’individuation du protosarde et celle du protoroumain (3e s. [?], cf. RosettiIstoria 184 ; Straka,RLiR 20, 258).
(3.2.) L’ancêtre commun de */ˈpɛrsik‑u/ s.m. et de */ˈpɛrsik‑a/ s.f. ne saurait être que */ˈpɛrsik‑u/ s.n. : seul un étymon appartenant au genre neutre, catégorie en déclin en protoroman, est capable d’expliquer les deux recatégorisations observées : d’une part un passage au masculin (I.), d’autre part le dégagement d’un féminin remorphologisé (II. ; cf. RohlfsGrammStor 2, § 382).
(3.3.) On observe par ailleurs que la recatégorisation plus triviale, qui aboutit à un masculin, a pu s’imposer majoritairement dans des parlers qui ne connaissent pas de continuateur de */ˈpɛrsik‑u/1 s.m. « pêcher » (I.2.), tandis que le féminin remorphologisé s’est surtout maintenu dans les idiomes qui en connaissent un. Il est donc permis de penser que le dégagement du féminin est dû au moins en partie à une volonté d’évitement de l’homonymie du nom du fruit avec le nom de l’arbre en protoroman.
(4.1.) Emprunts. – Protorom. */ˈpɛrsik‑a/ a été emprunté par le basque. C’est indéniable dans le cas de bsq. centr.-orient. mertxika s. « pêche » (dp. 19e s., OEHEl), en raison du traitement de la consonne initiale (cf. MitxelenaFonética 268-269) et du maintien de */‑k‑/. Bsq. occid. muxika (OEHEl) – que le REW3 cite sous la forme mujika – peut en être issu à travers la séquence évolutive *mersika > *mesika > *misika > muxika, avec une alternance des voyelles fermées (cf. le parallèle bsq. puxika s. « vessie ; ampoule » (Biscaye, OEHEl ; < protorom. */βesˈsik‑a/ ; > *bisika > *busika > puxika, cf. MitxelenaFonética 78). En raison de l’absènce de sonorisation de /-k-/, bsq. pherzika s. « pêche » (1926 [Lhande, Dictionnaire Basque-Français], OEHEl) pourrait également représenter un emprunt au protoroman, postérieur, en raison du traitement de la consonne initiale, à mertxika. Toutefois, le fait que cette variante soit attestée uniquement par Lhande la rend douteuse9.
(4.2.) L’étymon a aussi été emprunté précocement, comme le prouve la (seconde) mutation de la consonne initiale, par l’ancien haut allemand : all. Pfirsich s. « pêche » (dp. av. 12e s. [Pfersisch], Kluge23) ; le substantif a d’abord été féminin, mais est par la suite passé au masculin sur le modèle d’all. Apfel s.m. « pomme ».
(4.3.) Pour sa part, vangl. persoc s. « pêche » (ODEE s.v. peach1) représente également un emprunt à protorom. */ˈpɛrsik‑u/, mais la non-diphtongaison de */ˈɛ/ empêche de le ranger parmi les emprunts les plus anciens (cf. CampbellGrammar 202). À noter que l’emprunt a subi l’attraction du suffixe vangl. -oc (cf. CampbellGrammar 207).
(4.4.) Enfin, alb. pjeshkë s.f. « id. » représente un emprunt à protorom. */ˈpɛssik‑a/, variante assimilée de */ˈpɛrsik‑a/ (cf. BonnetAlbanais 388 ; VătăşescuAlbaneză 168 ; IEEDAlbanian).
(5.1.) Comparaison avec les données du latin écrit. – Le corrélat du latin écrit de l’ancêtre commun des deux types dégagés ci-dessus, persicum, -i s.n. « id. », est usuel à partir d’une époque assez ancienne (dp. Pline [* 23 – † 79], OLD ; Ernout/Meillet4 s.v. persicus ; AndréBotanique), tandis que celui de protorom. */ˈpɛrsik‑a/ (II.), persica, -ae s.f. « id. », n’est attesté que très tardivement (dp. Dioscoride [6e s.], AndréBotanique), et que le latin écrit de l’Antiquité ne connaît pas de corrélat du type masculin (I.). Pour ce qui est des variantes manifestant une assimilation /rs/ > /ss/, elles sont tardives aussi : pessicum (glose, Ernout/Meillet4 s.v. persicus ; AndréBotanique), pessica (Ernout/Meillet4 s.v. persicus ; AndréBotanique ; cf. Appendix Probi : “persica, non pessica”) et pesca (glose, AndréBotanique).
(5.2.) Du point de vue diasystémique (latin global), protorom. */ˈpɛrsik‑u/ s.m. et */ˈpɛrsik‑a/ s.f. sont donc à considérer comme des particularismes des variétés de l’immédiat communicatif du latin, qui n’ont eu que très tardivement (II.), voire pas du tout (I.), accès à l’écrit.
(6.) Étymologie (et morphologie constructionnelle). – Protorom. */ˈpɛrsik‑u/ s.n. ~ lat. persicum s.n. « pêche » représente étymologiquement une ellipse de */ˈmel‑u ˈpɛrsik‑u/ loc. nom.n. « pêche » (cf. */ˈmel‑u/ et REW3 s.v. malum/mēlum), le second élément de la locution signifiant littéralement « perse » (cf. Walde/Hofmann4 : “als « [die] persische [...] Frucht » Abl[ei]t[un]g von Persa « Perser »”). L’étymologie des ethnonymes romans étant peu avancée (cf. néanmoins DI s.v. Pèrsia), nous manquons de points de repère solides à ce propos, mais dans l’état actuel de nos connaissances, les corrélats protoromans de lat. Persicus adj. « perse » (dp. Pline, Gaffiot) et de Persus adj. « id. » (TLL 10/1, 1774 [“v. Onom.”]) ne sont pas reconstructibles, ce qui nous incite à penser que les locuteurs protoromans n’étaient pas conscients du sens premier et de la morphologie constructionnelle de l’adjectif */ˈpɛrsik‑u/ apparaissant dans la locution, et n’avaient donc plus accès à son sens littéral originel « fruit perse ».
(7.) Pour un complément d’information, cf. */ˈpɛrsik‑u/1.

Bibliographie. – MeyerLübkeGRS 1, § 150, 308, 325, 405, 474, 523 ; REW3 s.v. pĕrsĭca/pessĭca/alberchiga ; Ernout/Meillet4 s.v. persicus [s.f.] ; von Wartburg 1956 in FEW 8, 265b-268b, pĕrsĭcum ; LausbergSprachwissenschaft 1, § 172, 282-291 ; 2, § 282-291, 299, 387, 410 ; 3, § 601, 608-613 ; VäänänenIntroduction § 216 ; RohlfsSprachgeographie 50-51 ; Faré n° 6427 ; HallPhonology 137 ; RohlfsPanorama 209 ; MihăescuRomanité 259 ; DOLR 6 (1996), 45.

Signatures. – Rédaction : Maria Reina Bastardas i Rufat. – Révision : Reconstruction, synthèse romane et révision générale : Marie-Guy Boutier ; Valentin Tomachpolski. Romania du Sud-Est : Victor Celac ; Nikola Vuletić. Italoromania : Giorgio Cadorini ; Yusuke Kanazawa ; Marco Maggiore ; Giorgio Marrapodi ; Paul Videsott. Galloromania : Jean-Paul Chauveau. Ibéroromania : Ana Boullón ; Ana María Cano González ; Steven N. Dworkin ; José Antonio Saura Rami. Révision finale : Éva Buchi. – Contributions ponctuelles : Ignasi-Xavier Adiego Lajara ; Francisco Fernández Rei ; Xosé Lluis García Arias ; Pilar García Mouton ; Günter Holtus ; Julen Manterola ; Gilles Toubiana.

Date de mise en ligne de cet article. – Première version : 11/12/2019. Version actuelle : 09/04/2020.

 


1. Vegl. ˹persiguot˺ s.m. « pêche » (BartoliDalmatico 296 § 160 ; ElmendorfVeglia) part d’un dérivé suffixal dont la forme (résultat de */‑k‑/) prouve qu’il s’agit d’un emprunt. Toutefois, cr. praska (parlers de l’Adriatique et Krk, Skok 1, 198-199) montre que la romanité de la Dalmatie a connu un continuateur de */ˈpɛrsik‑a/.
2. L’origine de frioul. pierçul s.m. « id. » (DDFF), frioul. dial. [ˈpjarsu] (AIS 1283 p 357 ; ASLEF 740 n° 3449 p 201a), que Meyer-Lübke in REW3 (dans la notation [s]piérsul) et von Wartburg in FEW 8, 267b (dans la graphie pièrsul) considèrent comme héréditaire, n’est pas tout à fait claire ; l’hypothèse selon laquelle ce lexème remonterait à une base **/ˈpɛrs‑ul‑u/ (IliescuFrioulan 37), qu’aucune autre désignation romane de la pêche n’invite à reconstruire, semble devoir être écartée.
3. Lad. pèrssigo s.m. « id. » (dp. 1879 [peršigo ; peršic], Kramer/Kowallik in EWD) représente un emprunt au vénitien, tandis que romanch. persic (HWBRätoromanisch ; LRC) est emprunté au lombard.
4. Le continuateur espagnol a été concurrencé par le latinisme pérsigo (dp. 1652, CORDE ; DCECH 4, 654 ; GarcíaDiego) et surtout par melocotón (“tomado del lat. malum cotonium”, DCECH 4, 26), qui s’est imposé dans la langue générale comme désignation générique de la pêche.
5. Corominas et Pascual in DCECH 4, 654 font état d’une variante “con temprana asimilación rs > ss : piesco « albaricoque » en Pesquería (Castilla la Vieja), RDTP IV, 477”. Or, cette attestation est tirée d’une liste sans références, et nous n’avons pas réussi à documenter l’existence de ce toponyme ni à en localiser le référent. Le type assimilié est aussi absent du CORDE (sauf pour un texte métalinguistique contemporain) : selon toute probabilité, l’espagnol ne connaît pas de variante assimilée.
6. La datation de ca 1595 proposée par Tiktin3 renvoie à un toponyme. – La forme de la première attestation montre, comme celle des cognats méglénoroumain et aroumain, la métaphonie régulière. L’absence de métaphonie dans la forme du dacoroumain standard doit être mise sur le compte d’une analogie avec piersic s.m. « pêcher » (< */ˈpɛrsik‑u/1 s.m.), dont le vocalisme non métaphonique est régulier (cf. LausbergSprachwissenschaft 1, § 197).
7. L’hypothèse de Cioranescu n° 6364 (déjà exprimée dans CapidanDicţionar s.v. chiársic), qui fait du nom du fruit un dérivé du nom de l’arbre, ne peut pas être retenue : si les dérivations régressives pour former des noms d’arbres à partir de noms de fruits sont fréquentes en roumain, justement à partir du modèle fourni par des cas comme piersică s.f. « pêche » (< */ˈpɛrsik‑a/ s.f. < */ˈpɛrsik‑u/ s.n.)/piersic s.m. « pêcher » (< */ˈpɛrsik‑u/1 s.m.), l’inverse n’est pas vrai (cf. Hristea,RRL 9, 633, 634 et Buchi,RK 12, 78).
8. Coromines in DECat 6, 798 projette la métathèse sur le latin vulgaire et l’explique comme le résultat de la lutte entre la tendance à l’assimilation et celle à la conservation du groupe */rs/ (“es pot suposar que sigui un resultat indirecte de la lluita que es lliurà en el llatí vulgar entre una forma més vulgar assimilada, pessica, i els que insistien a combatre aquest vulgarisme i mantenir la r”).
9. Pour ce qui est de bsq. (Guipuscoa) prexega s. « abricot » (OEHEl), il s’agit à l’évidence d’un emprunt au gascon.

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